Qui sommes nous ?

Les fondateurs du projet Greenspits

Passionnés d’escalade depuis de nombreuses années, voici une petite présentation qui en dit plus sur nos vies de grimpeurs, et sur ce qui nous a amené à créer Greenspits.

Carole Palmier : présidente de Greenspitscarole portrait marga page web

          Je suis issue d’une famille de voyageurs, sans trop d’attaches, car mes parents ont vécu à Madagascar, au Vietnam, en Afrique du Sud et un peu en France avant de se rencontrer et s’établir à L’île de La Réunion.
DSC03503 WEBJ’ai toujours adoré grimper, partout et dès que possible. Je passais des après-midi à jouer dans les arbres tropicaux du jardin…

L’escalade est donc venue à moi naturellement via l’UNSS au collège, puis au sein du Club « Escalade D’abord » de Saint-Pierre. Je me rapidement sentie investie grâce à une équipe de jeunes très motivés sous la chape de Michel Barjolin, entraîneur bénévole et passionné.

Bassin plat web

Il a mené notre équipe assez loin au niveau compétition car nous faisions régulièrement tous partis des finalistes aux championnats de France jeunes, mais il a surtout su créer une cohésion de groupe qui perdure encore aujourd’hui. Mes amis de l’entrainement étaient aussi ceux des sorties du weekend, et sont maintenant devenus une vraie famille d’adoption !

Les études m’on fait faire un vrai break de 2 ans pour me consacrer au concours de médecine, puis j’ai repris l’escalade principalement en extérieur autour de Montpellier. C’est là que j’ai pu rencontrer des grimpeurs passionnés de « caillou » et des équipeurs fou ! J’ai vite retrouvé la passion de la grimpe, notamment grâce à Antonin Cherbonnier qui m’a transmis sa motivation et son « savoir être » en Falaise. C’est clairement de part son éducation un grimpeur « Bio », qui enterre son caca et brosse les prises… tout cela n’était pas si évident pour moi au début.

IMGP0661J’ai été initiée à l’équipement au même moment, et j’ai adoré tenir le perfo et manger de la poussière… Le jeu de découverte, de « mise en lumière » d’un itinéraire, puis de grimper dans une voie neuve, pas encore parcourue a été un déclic. J’ai pu comprendre le travail que cela représentait, et l’investissement que cela demandait. J’ai équipé quelques voies par la suite autour de Montpellier, en Andalousie avec Adrien Boulon et Renaud Moulin, puis plus récemment à la Carrière du Maupas.

Je suis actuellement dans la région d’Aix en Provence où je travaille en tant que sage-femme, et j’essaie d’allier ma pratique de l’escalade avec les gardes à l’hôpital, ce qui n’est pas toujours facile. Je suis dans une optique de progression et j’aimerais à partir de fin 2016 me consacrer pleinement à la grimpe pour une période un peu plus longue, afin de réaliser des projets de voies qui me font rêver, et de travailler pour l’association !

rubia carole webEn sillonnant les secteurs du Sud de la France et d’Espagne, la problématique de la préservation des sites naturels d’escalade m’a interpellée. J’aimerais que chaque grimpeur ait la chance de rencontrer des personnes passionnées qui transmettent les valeurs éthiques de la grimpe. Je suis convaincue que ce n’est souvent qu’un problème de sensibilisation et d’information.

Quand Antonin Rhodes m’a parlé de son projet d’association l’été 2015, j’ai trouvé que l’idée était interessante et ambitieuse, et je l’ai suivi pour créer Greenspits.

On a d’abord beaucoup discuté autour de nous avec les grimpeurs, pour finalement se lancer en janvier 2016 de manière plus investie dans le projet. On a fait créer le site internet par un professionnel avec qui on travaille pour le développer, et on a pris place sur les réseaux sociaux…

Aujourd’hui on espère former un groupe actif pour travailler sur des projets concrets de rééquipement, d’entretien et de sensibilisation. Avis aux plus motivés !!


 

Antonin Rhodes : Secrétaire de GreenspitsFrance_Road_Trip-9.15.15-36020

          Fils de berger transhumant, j’ai vécu une enfance plutôt marginale, de par les déménagements fréquents. Je n’ai pas connu la sédentarité et les repères classiques.

Portrait Antonin, un p'tit dèj au milieu des moutons et des patJ’ai débuté l’escalade par la montagne avec mon père dans La Vanoise, puis j’ai continué dans les Ecrins.

Pour être plus à l’aise dans certains passages j’ai pris des cours d’escalade dans la Drôme. Après y avoir goûté je me suis consacré pleinement à la grimpe en falaise, en laissant de côté la montagne.

L’investissement est pour moi le maître mot de notre activité. J’ai beaucoup travaillé, pour atteindre mon niveau actuel, et je suis un vrai boulimique !

Cependant aujourd’hui je suis plutôt à la recherche de lignes qui me motivent vraiment, je fais du qualitatif.
Mister-Benjoin,-8b-(2)-webJ’ai commencé l’équipement dès ma deuxième année de grimpe, initié par Serge Campos. J’ai par la suite rencontré Christophe Louis avec qui j’ai continué à grimper et équiper.
Je compte à mon actif environ 500 voies, mais au delà de l’équipement pur je m’investis pour les secteurs dans leur ensemble, qu’ils soient attrayants et sécurisés. J’ai mis durant ces années énormément de temps et d’argent dans l’équipement. J’ai appris des autres, mais aussi beaucoup par moi même; et je cherche en permanence à améliorer ma technique, pour équiper plus vite et mieux.

Pour moi l’équipement c’est un engagement total. J’aime tout ce qu’équiper représente, et le partage qu’il induit est une belle récompense.

 

J’équipe dans le respect des lignes et du caillou avant tout. Même si j’ai pu faire des erreurs, pour moi c’est la falaise qui dicte l’itinéraire et la difficulté, et je cherche avant tout à mettre en valeur une voie plutôt qu’à « créer » une voie.Tonio équipement web

Je pense que le travail d’équipement manque de légitimité en France. Les moyens pour obtenir du matériel ne sont pas toujours éthiques, et limitent l’accès à certains équipeurs…

J’ai eu envie de créer Greenspits face à cette problématique de l’équipement en France. L’équipeur n’étant pas reconnu, peu d’entre nous se motivent pour aller passer 12h sur une « stat » et se prendre de la poussière dans la figure toute la journée… Les jeunes générations ne se bousculent pas au portillon pour prendre la relève. Mais avant tout, cela ne motive pas à entretenir ou rééquiper les secteurs. Après s’être investi à l’équipement, faudrait-il bénévolement aller revisser un point qui bouge, remplacer une main courante abîmée, changer les dégaines en place ?

tonioJ’aimerais que chacun prenne conscience de son rôle à jouer concernant la pérennité de nos falaises, et que des fonds soient collectés pour ce travail. Les grimpeurs ne doivent pas tout porter sur leurs épaules non plus. Cela doit être un investissement collectif, notamment de la part de la fédération, des marques et des pouvoirs publics.
La deuxième problématique qui pour moi est fondamentale est le respect des sites naturels par les usagers. C’est toujours décevant de voir dans des secteurs magnifiques l’impact que l’on peut avoir en peu de temps : les voies sur-magnésées, les détritus type mégots, « straps » et j’en passe, les merdes et le PQ près des sentiers ou dans les grottes… La liste est longue.

Nous devons maintenant en prendre conscience, en tant que grimpeurs réputés « proches de la nature », et devenir responsables et investis.

Voilà en résumé ce qui a fait émerger l’idée d’une association comme Greenspits, qui j’espère prendra l’essor qu’elle mérite pour que notre plaisir de grimper perdure longtemps.