Le projet rééquipement Greenspits bat son plein dans les Gorges du Blavet !

projet rééquipement Greenspits affiche de l'évènement

Le projet rééquipement Greenspits a démarré en beauté avec une équipe ultra motivée !

Allier l’entretien de secteurs à la transmission d’expérience entre les générations d’équipeurs est la cause de notre engagement.

projet rééquipement Greenspits vieux point dans le rocher Greenspits / Damien Largeron

Ce sont 8 jeunes apprentis-(ré)équipeurs #greenspitsmembers qui ont été « sélectionnés » avec comme point commun la passion de grimpe en falaise, l’envie d’apprendre et d’être actif pour nos sites naturels. Un bon point de départ pour entretenir nos voies avec tendresse.

projet rééquipement Greenspits agir avec la passion du rocherGreenspits / Damien Largeron

Venue de toute la France (Paris, Lyon, Avignon, Briançon, Nice, la Drôme, le Var), avec une présence féminine marquée (3 sur 8 !), l’équipe se compose de Clara Olagüe, Emma Cassourra, Jean-Étienne Marchand, Charlie Delhumeau, Aïmane Hoballah, Laura Dalmazzini, Julien Rouchier et Damien Largeron. Merci à eux !

projet rééquipement Greenspits Antonin Rhodes disque les vieux points pour ne pas laisser de traces de l'ancien équipementGreenspits / Damien Largeron

Pour chapeauter la team, 4 équipeurs expérimentés ont donné de leur énergie pour communiquer au mieux les techniques et astuces d’un rééquipement de qualité, mais aussi les valeurs et l’éthique qui y sont liées. Ré-équiper est tout ce qu’il y a de plus ingrat, et les initiatives bénévoles de passionnés sont à saluer. Un grand merci à Antonin Rhodes, Christophe Louis le local du Blavet, Laurent Perez et Elie Morieux.

Vous voulez en savoir plus sur la charte du rééquipement Greenspits ? Promis elle sera publiée dans les jours qui viennent 😉

projet rééquipement Greenspits Laurent Perez au briefing avec une partie de la teamGreenspits / Damien Largeron

À cette belle émulation s’ajoute le cadre majestueux des Gorges du Blavet, qui ne peut que donner envie à chaque grimpeur de respecter et d’aimer cet endroit.

projet rééquipement Greenspits nettoyage des trous avant pose des broches à scellerGreenspits / Damien Largeron

Loin du chantier de BTP, le travail effectué en ce moment au Blavet est respectueux et inspirant… Tout ce qu’on peut rêver de mieux pour nos falaises !

projet rééquipement Greenspits paysage du BlavetGreenspits / Damien Largeron

Greenspits souhaite se placer comme un soutien aux associations locales, aux bénévoles, aux comités départementaux FFME, au CAF… Un grand merci au CT FFME du Var pour leur accueil au Blavet.

Un compte rendu de la semaine avec des photos et vidéo arrivera bientôt sur notre site !

projet rééquipement Greenspits Peguet partenaireGreenspits / Damien Largeron

Nous remercions les précieux partenaires qui ont rendu possible ce projet :

Outdoor Sports Valley

La Fondation Petzl

Peguet

Y&Y Vertical

Hoka One One

JeGrimpe.com

Merci également aux donateurs qui ont participé généreusement à la campagne de crowdfunding « Act for the outdoors » :

Cyril Pliquet

Vincent Gerard

Olivier Ligny

Mathieu Geoffray

Benjamin Roux

Jean-Michel  Prikazsky

Stéphane Clerjon

Monique Faure

Lothar Mauch

Nesrine Ouadah

Stéphan Betmalle

Theophile Ruzicka

Manon Hily

Mathieu Querboit

Erwann Bernier

Sébastien Vanneste

Stephane Hennequin

Jean et Soazic Roussie

Maxime  Gourlay

Philippe Cappeau

François Jourjon

Rémy Escoffier

Grégoire Thillaye du Boullay

Olivier Binet

Svana Bjarnason

Christophe Bichet

Thiébaut Kempf

Cedric  Morel

Pierre Delas

Christophe Serra

Serge Renouard

Éric labbé

Emmanuel Joubaud

Guillaume Breuil

Thierry Martigny

projet rééquipement Greenspits au BlavetGreenspits / Damien Largeron

Le Rocher Crespin à l’honneur dans « No Country For Old Bolts »

Un film de grimpe incontournable pour les passionnés de rocher !

Le Rocher Crespin est une falaise emblématique de la Drôme de par son esthétisme hors du commun et la qualité de ses voies. Grimpeurs de 6 ne passez pas votre chemin car au delà des images du film dans les voies les plus dures de la falaise, il existe de jolies lignes plus abordables (30% de 5-6, 20% de 7 et 50% de voies dans le 8 et plus).

Un projet né de Greenspits : c’est grâce à nos membres et donateurs que le matériel nécéssaire a été acheté pour équiper la falaise. Un grand merci à vous tous qui soutenez l’association.

L’équipe des ouvreurs a ouvré avec passion : merci à Antonin Rhodes, Vincent Meirieu, Michael Olszak, Sylvain Favier, Julien Grossi et Carole Palmier.

No Country For Old Bolts est un film axé sur la découverte de cette falaise par Nina Caprez et Cédric Lachat, ainsi que leur rencontre avec les fondateurs de Greenspits Carole Palmier et Antonin Rhodes en proie avec leurs projets respectifs « Tes désirs font désordre » et « Need for spits » au printemps dernier. Le titre teinté d’humour fait référence au chef d’oeuvre des frères Coen, mais les passages sont bien moins sanglants… quoi que ? Un petit vent de second degrés qui détend l’atmosphère parfois rigide de la grimpe à haut niveau. Merci à Mathieu Rivoire d’avoir su raconter en images cette chouette histoire, et d’une main de maître ! Place au film !!!

ps : le topo c’est pour très bientôt restez connectés 😉

Montage et Musiques : Mathieu Rivoire
Images : Julien Nadiras
Avec : Nina Caprez – Cédric Lachat – Carole Palmier – Antonin Rhodes – Melissa Le Nevé
Sous titres : Antoine Champetier, Eilidh Rouxel & Romaric Geffroy

Avec le soutien de : Maloja, Scarpa, Karpos et Arc’teryx

La guerre des sites 3 : vers un « diplôme d’équipeur professionnel » pour les sites naturels d’escalade ?

Depuis le début de l’aventure Greenspits il y a trois ans, nous avons pu constater l’émergence d’une prise de conscience collective autour de la gestion des sites naturels d’escalade (SNE). Nous avons pu noter un engouement des médias, des entreprises, des acteurs de l’escalade dans leur ensemble  pour le “green”, avec un changement marqué des modes de communication de notre fédération nationale (FFME).

Les articles de Cathy Bass pour Greenspits sur la gestion des falaises en France ont permis à certains grimpeurs de sortir du brouillard et ont révélé une certaine  incohérence dans les discours qui prônent une nature quelque peu “aseptisée”. La série d’articles La guerre des sites prône avec ironie le simple bon sens pour une meilleure cohabitation de tous les acteurs des SNE.

En cette période de revendications sociales nous réaffirmons la volonté de nous inscrire dans une démarche visant à informer notre communauté et défendre l’intérêt collectif.

Dans cet article, c’est Vincent Meirieu qui aborde une problématique complexe mais qui nous intéresse particulièrement car elle concerne les équipeurs/ouvreurs de voies naturelles. La passion et l’expérience des équipeurs/ouvreurs sont bien la garantie de falaises telles que nous les rêvons. Or un projet de CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) “Technicien équipement escalade – Équipement et maintenance des SNE” est en gestation au sein de notre fédération mère. Un “diplôme d’équipeur professionnel” qui nous met face à quelques questionnements…

Equipeur, un métier ? Rémunéré ? Quelle expertise pour ces diplômes “express”? Quelle légitimité pour les diplômés ? Quelle considération pour les équipeurs d’exception qui ont développé notre patrimoine des falaises ? Quelle vocation pour les jeunes équipeurs qui veulent faire perdurer l’éthique et la culture transmise par leurs pairs ? Quelle marge de manoeuvre pour les passionnés non qualifiés… et non licenciés ?? Et surtout, ne dérive-t-on pas vers une normalisation abusive mettant la gestion des falaises entre les mains de professionnels du BTP au détriment des grimpeurs eux-mêmes ?

« La via ferrata » © https://lesbaltringuesdelagrimpe.com

Merci Vincent pour cet article fort intéressant et bonne lecture à tous !

LES FESSES DE LA CRÉMIÈRE

 

Clarification en guise de préambule

Redéfinissons simplement ici « l’escalade sportive en falaise » telle que nous prétendons en traiter dans cette missive : c’est pour nous une pratique de nature, dont la finalité réside dans l’ascension en « libre », d’itinéraires de 1 ou plusieurs longueurs, équipés, et « nettoyés » pour permettre la progression encordée, mais ce, potentiellement, SANS norme et entretien régulier du  matériel en place.

Le terme « sportif » sera donc utilisé ici sans allusion aucune au classement des sites par la FFME  et donc à la norme qui s’y attache ; il fait pour nous juste référence  à une forme de pratique définie par des règles et des supports, que nous distinguerons de la pratique de l’escalade « traditionnelle »,  de l’escalade de « bloc » naturel, de l’escalade « artificielle », ou de l’escalade en SAE.

Nul doute que la FFME en s’appropriant les termes « sportifs » et « Terrain d’aventure » dans sa classification officielle, a semé le trouble et la confusion dans les esprits : une falaise « sportive » au sens « fédéral »  serait une falaise équipée normée et entretenue ; une falaise « Terrain d’aventure » serait une falaise qui peut être équipée (!) mais non normée. L’idée s’est donc propagée que l’escalade « sportive » est nécessairement aseptisée ; les falaises non normées seraient juste dangereuses ou nécessitant le recours à des protections amovibles comme c’était juste le cas dans le classement non officiel et le langage courant pour cette dernière affirmation. Glissement sémantique mais aussi idéologique, symptomatique des directions données par la fédération délégataire à notre activité, qui assume pleinement son engouement pour les jeux olympiques et ses priorités en matière de développement qui se portent nettement sur la SAE.

Un préambule indispensable et une occasion aussi de préciser que les nombreuses allusions à la FFME notre fédération délégataire font référence évidemment à l’échelon national et non au local, à l’étage du haut, siège du pouvoir et des décisions institutionnelles.

 

Laurent Triay à l’équipement – Gorges du Tarn – Le Gymnase © Zolve – purgemag.com.free.fr

 

De l’autre côté du miroir : les falaises ne sont pas des gymnases et personne ne souhaite qu’elles le deviennent…

Admettons ici l’existence de véritables « falaisistes », population singulière, génération spontanée qui se développe envers et contre toute tentative de « depunkisation » de l’escalade. Ces héritiers assumés (eux aussi) des pionniers en la matière des années 80 et 90, usagers et pratiquants des SNE équipés dans leur diversité, ne renâclent pourtant pas le temps d’une journée pluvieuse à tirer sur des triangles en résine, parce que quand même, c’est bon de bourriner même en salle. Ces grimpeurs, largement étudiés par les sociologues et autres chercheurs de bizarreries  sociétales, seraient attachés en falaise à :

  • La « naturalité » du milieu : telle que le relatif éloignement des sites de pratique des zones urbanisées et des grands axes de communication (quand c’est possible… Un grimpeur reste un grimpeur et il s’attachera à grimper même sur les pires spots urbains par défaut), une fréquentation modérée autorisant des rapports humains facilités et favorisant les échanges conviviaux et non consuméristes, des aménagements et modifications apportés au milieu discrets et parcimonieux…

 

  • La variété des itinéraires et des voies d’escalade : cela à travers la diversité des rochers, mais aussi la pluralité des formes « d’engagement » ou d’espacement des points d’assurage. Cette variété permet à tout un chacun de s’exprimer et entretient une forme de complexité enrichissante qui constitue l’une des singularités des pratiques d’Activités de Plein Air dans le renouvellement et la différence inhérente à la multiplicité des supports et des conditions de pratique.

 

  • Une forme d’ouverture et d’équipement fiable et conçu des voies d’escalade, permettant d’assurer sa sécurité dans la limite imposée par les risques subjectifs du milieu naturel. Tout est dit ici sur le paradoxe fondateur de notre activité : on veut se faire peur mais pas trop, grimper au dessus du point mais pas se faire mal, des falaises fiables mais pas des gymnases, grimper loin des foules mais pas trop loin des secours… Le beurre et l’argent du beurre… C’est important, fondamental, comment leur expliquer ? Notre société n’est malheureusement pas en capacité de comprendre (tolérer ?) la finesse de cette posture et la précision du curseur qui s’y rapporte, et nous met face à nos contradictions dans la gestion institutionnalisée, marchande et (ou) officielle de l’escalade.

 

  • Une forme d’ouverture et d’équipement dans l’harmonie d’une progression où le geste est dicté par le cailloux et assurer sa sécurité est une contrainte limitée. Autrement dit, une voie d’escalade doit pouvoir se grimper en mousquetonnant des points d’assurage certes fiables mais opportuns dans l’évolution gestuelle du grimpeur ; cela permettant ainsi la réalisation de l’itinéraire en « libre » et parfois dans le dépassement psychologique qu’impose de fait l’éloignement des prises de mousquetonnage.

 

Stephane Troussier  – Verdon – Megafoot – 7 a + © Robert Exertier

 

Postulat arbitraire mais raisonné

Toutes les pratiques (tendances idéologiques ?) qui n’iraient pas dans ce sens là viendraient de pratiques éloignées de cette culture telles que les pratiques « indoor » (aux qualités par ailleurs nombreuses mais là n’est pas le propos) et n’auraient donc aucune légitimité pour s’imposer sur l’outdoor. Cela dans la mesure où les pratiquants falaisistes, tels que décrits ci-dessus, se satisfont très bien de leur propre idéologie, fruit d’une réflexion historique et de fonctionnements anciens, raisonnés et évolutifs.

Et pourtant le rouleau compresseur est en marche.

Le trop plein d’aménagements des falaises et alentours est aujourd’hui soutenu par la tendance sociétale sécuritaire, cela encouragé par les problèmes de responsabilité que relaie la fédération acculée et portée par Tokyo, poussé par le flot de pratiquants indoor en constante augmentation, repus à des pratiques normées, et soutenu par les marchands du temple attirés par la consommation de masse comme les requins par le sang.

Résisterons-nous encore longtemps au tsunami normatif, sécuritaire et consumériste, quand les terrains de jeu se réduisent pour de bonnes ou mauvaises raisons, contraintes environnementales et logiques de privatisation ; la police des falaises veille…

 

Antonin Rhodes à l’image de l’équipeur « amateur »… © Greenspits /Jan Novak

 

« L’amateurisme » comme garde-fou de nos pratiques de falaisistes

Ouvrir une voie « n’est ni facile, ni accessible à tous. Équiper une voie c’est impacter le milieu naturel et ouvrir un itinéraire qui sera grimpé et répertorié pour de longues années. Équiper une voie c’est s’adapter au rocher et pas l’inverse, c’est nettoyer, purger, brosser et pas juste mettre des points… ». Cette juste définition que nous donne Greenspits de l’équipement relègue en arrière-plan les aspects économiques, normatifs et matériels. La connaissance de l’activité sur le plan technique (gestes), culturel (histoire), déontologique (philosophie), technologique (matériel), et pratique (évolution sur corde), sans garantir la compétence des ouvreurs, leur assure une base solide et des intentions vertueuses, et cela à travers la passion et l’expérience  que nécessite la maîtrise réelle de ces domaines.

Les ouvreurs comme « amateurs » (au sens littéral, terme cher à Laurent Triay : « qui aiment ») au service d’une passion, la technicité en soutien : Olivier Arnulf, Bruno Beatrix, Valery Bernard, Christophe Bernard,  Olivier Bert, Denis Bois, Guillaume Bourgeois, Jean Michel Cambon, Richard Champenois, Vincent Cotalorda,  Pierre Duret, Patrick Edlinger, Bruno Fara, Eric Garnier,  Hervé Guigliarelli, Denis Haye, Serge Jaulin, Jean-Luc Jeunet, Pierre Legrand, Christophe Louis, Guillaume Mijeu, Renaud Moulin, Laurent Perez, Philippe Mussato, Cyril Olagnier, Christophe Perrolier, les frêres Rémy, Antonin Rhodes, Hervé Rondeau, Alex Serres, François Thirion, Franck Vilpini… Et quelques centaines de plus… Tous ceux que j’oublie parce que ça n’en finit plus de ne pas s’arrêter…

Autant « d’amateurs » éclairés avec des kilomètres et des kilomètres d’escalade sous les chaussons, découvreurs et équipeurs de falaises sur leur temps libre parfois compté. Merci à eux.

 

Renaud Moulin, équipeur expatrié en Espagne à l’oeuvre à Margalef © Greenspits

 

À l’aube du business de l’entretien des falaises ?

La question d’un diplôme d’équipeur posé par la FFME à travers sa décision unilatérale de créer aujourd’hui un Certificat de Qualification Professionnelle  (diplôme du champ professionnel) hors de la filière escalade et de la branche sport doit être traitée avec beaucoup d’intérêt.

Rappelons ici que la fédération a pour objectif de déléguer la charge de responsabilité des falaises aux collectivités suite à un accident survenu sur une falaise dont elle avait la charge et qui lui coûte 1 million d’euros, rêve de passation fantasmé mais loin d’être réalité. Nous sommes, selon elle, à l’aube d’un monde où la fédération déciderait de la norme d’équipement sur une tendance sécuritaire assumée, où les collectivités seraient responsables en cas d’accident, et enfin où les Comités Territoriaux FFME prendraient en charge l’entretien contre rémunération. Le beurre et l’argent du beurre… La pièce manquante : ce fameux diplôme d’équipeur, délivré cela va de soi, par la FFME elle même.

 

 

Un modèle d’entretien bénévole pourtant majoritaire

La fédération nous dit que ce nouveau diplôme est une demande des collectivités. Mais les différents audits des falaises (tant celui de la FFME que du collectif Appel des Ouvreurs) font état que dans la vraie vie et les vraies falaises, les collectivités sont encore aujourd’hui bien frileuses à s’engager sur le terrain de la responsabilité (toujours plus importante) et (ou) de l’accompagnement financier dans une conjoncture globale de désengagement de l’Etat au profit d’un système de financement privé, libéralisme destructeur oblige.

Certes l’Hérault constitue aujourd’hui un modèle fédéral exemplaire avec la prise en charge financière du rééquipement par les collectivités signataires de conventions et l’entretien assuré par des professionnels de l’escalade locaux rémunérés et reconnus. Mais cela est bien singulier.

Très souvent les collectivités ont bien du mal à s’engager sur la voie du conventionnement. Quant aux financements, c’est bel et bien notre accroche au tourisme qui le rend possible, le mouvement sportif n’étant plus la priorité. Et nul ne sait ce qu’il adviendra des falaises quand la FFME dénoncera les conventions qu’elle a signées (ce qu’elle a annoncé) en l’absence de reprise par les collectivités.

Alors quoi ? Pourquoi donc un diplôme d’équipeur alors même que le système repose aujourd’hui majoritairement sur des bénévoles et que les financements tendent à réduire ?

 

« L’écaille » © https://lesbaltringuesdelagrimpe.com

 

À la marge : des professionnels rémunérés déjà investis dans l’entretien des sites

De nombreux titulaires de diplômes tels que le BEES 1 Escalade ou le DE Escalade et Milieu Naturel ou Guides de haute montagne ont historiquement toujours entretenu des falaises contre rémunération. Ceci à la marge, car les moyens financiers nécessaires sont conséquents. Le nombre important de diplômés suffit largement aujourd’hui à pourvoir les demandes en la matière dans cette petite niche économique qui est (et le restera) l’entretien des falaises. Et félicitons-nous de cela car comme vous l’avez compris, l’essence de cette réflexion tend à prouver que l’équipement doit rester la plupart du temps bénévole avec la passion comme leitmotiv, l’équipement professionnel à la marge et assuré par des passionnés expérimentés et légitimes localement.

J’en suis à me dire aujourd’hui que le péché originel, le début des embrouilles, est d’avoir conçu l’idée que les institutions se devaient de financer non pas nos équipements mais surtout la main d’œuvre associée… Le beurre et l’agent du beurre… N’aurait-on pas croqué la pomme le jour où un équipeur et grimpeur se serait fait rémunérer mettant ainsi le doigt dans un engrenage institutionnel, avec l’obligation de résultat et le risque zéro en ligne de mire ?

 

 

La voie de la raison est celle de la passion…

Qui aujourd’hui mettrait en doute la passion qui anime les guides et moniteurs d’escalade, l’expérience requise à l’entrée en formation comme la longueur des cursus garantissant de fait, à la sortie, des professionnels investis et enflammés (à défaut de compétents diront les grincheux !).  Et comme établi de fait en première partie de cette missive, ma foi bien compliquée à écrire autant qu’à lire, la passion et l’expérience des équipeurs/ouvreurs sont bien la garantie de falaises sportives telles que nous les rêvons.  Ajoutons que dans les formations dispensées aujourd’hui des moniteurs d’escalade, une semaine entière est consacrée au sujet de l’équipement, en pratique sur tous les types de supports et en théorie à travers une réflexion formalisée sur l’accès aux sites et les questions de déontologie.

Il convient là de faire une observation, tant et tant de falaises ont été équipées bénévolement par des pros ou en devenir : Guy Abert, François Bardinet, Bruno Martel, Hugues Bauzille, Stephane Benoist, Patrick Berhault, Philippe Billon, Adrien Boulon, Serge Casteran, Pierre Clarac, Lionel Catsoyanis, Arnaud Catzeflis, Bruno Clément, Quentin Chastagnier, Jonathan Crison, Pierre Danoux, Hervé Delacour Olivier Dutel,  Philippe Deslandes, Simon Destombes, Pascal Faudou, Olivier Fourbet, Axel Franco, Pascal Faudou Romain Gendey, Laurent Girousse, Yann Ghesquier,  Nicolas Glée, Bernard Gravier, Denis Garnier, Guillaume Lebret, Françoise Lepron, Ben Martineau, Sylvain Maurin, Antoine Le Ménestrel, Nicolas Nastorg, Thierry Nief, Pierre Oussin, Jacques Perrier, Michel Piolat, Arnaud petit, Ludo Pin, Olivier et Alain Pons, Fred Roulhing, Gerôme Rochelle, Christian Ravier, Pierre Rouzo, Fred Roux, La famille Rolland, Philippe Saury, Fred Saval, Pascal Tanguy, Rémy Thivel, Guilhem Trouillas, Laurent Triay, Claude Vigier… Et quelques centaines de plus… Tous ceux que j’oublie parce que ça n’en finit plus de ne pas s’arrêter…  Merci à eux.

 

Pierre Rouzo équipe « Les yeux plus gros que le ventre » à Russan © purgemag.com.free.fr

 

À la marge et seulement, la légitimité des professionnels locaux

Quoi de plus légitime, à l’exception, à la marge et en complémentarité de pratiques altruistes et bénévoles, que ces mêmes pros soient payés parfois par des collectivités ou des CT dans le cadre d’une pratique d’entretien de falaises existantes ou bien dans le cadre du développement de nouveaux sites à vocation pédagogique ou touristique. Dans la plupart des cas,  le travail réalisé est toujours satisfaisant, mu par de bonnes intentions et soutenu par une réflexion d’ensemble sur l’activité de professionnels ultra techniciens et passionnés qui connaissent leurs falaises.

Certes, on a tous en tête quelques exemples de sites où les sirènes du profit ont raisonné un peu fort, où quelques pros (des « jaunes » diraient Bourdieu) ont habilement su obtenir des « chantiers » et cela à des fins purement mercantiles, ont succombé aux sommations sécuritaires et normatives imposées par certaines collectivités. Mais cela reste à la marge. Et gageons que tant que ces travaux seront menés par des passionnés ces dérives seront minorées, et susciteront de vives réflexions. Les derniers gros « chantiers » de rééquipement menés par des collectivités ces deux dernières années ont fait la démonstration de la capacité des professionnels à s’investir avec réflexion (et sans regarder leurs heures) pour faire que nos falaises conservent leur singularité. Je pense à Claret où les acteurs locaux, professionnels de la région et équipeurs bénévoles de toujours, ont su remettre à neuf l’équipement tout en conservant le caractère engagé, historique et intentionnel des voies. Ou bien je pense à la falaise trop méconnue du Trenze, où les professionnels chargés de développer le massif ont su retourner le projet pour aboutir à un semi-équipement en terrain d’aventure plus adapté au niveau des voies, au support et aux pratiquants. Citons enfin un système à l’équilibre que celui du Comité Territorial Vaucluse avec quelques journées rémunérées pour des pros locaux qui font l’effort par ailleurs de s’investir bénévolement sur des journées de rééquipement collectives exemplaires ; le souvenir ému d’un dimanche à la face nord de Saint Léger avec 30 bénévoles pendus sur des cordes. Trois ou quatre d’entre eux reviendront rémunérés quelques mois plus tard finir dans les voies les plus déversantes.

 

Rééquipement à Saint Léger financé par le CD 84 © Pierre Duret

 

La voie de l’équipement professionnel institutionnalisé et assumé sera celle de la norme et du BTP !

Ce système de maintenance des falaises élaboré sans concertation, phénomène spontané, dans sa variété et sa disparité comme dans son fonctionnement peu institutionnel, est à la fois d’une fragilité importante et d’une nécessité absolue. Le métier « d’ouvreur équipeur » n’existe pas et les quelques pros sollicités jusque là en complément des actions bénévoles, étaient considérés comme dans l’exercice de leur métier de moniteur ou guide, bénéficiant ainsi des avantages réglementaires de ces métiers du sport reconnus (assurances et contraintes de fonctionnement inhérentes à leur activité SPORTIVE). Mais la situation évolue progressivement : la FFME a mentionné en 2016 que les salariés de leurs Comités Territoriaux dans l’exercice de l’équipement/ouverture/maintenance des falaises, dans un cadre rémunéré, devait dorénavant avoir recours aux techniques lourdes et matériels normés coûteux et encombrants développés pour les travaux en hauteur et leurs diplômes professionnels associés.

La fédération s’est engouffrée dans un système qui devait un jour ou l’autre aboutir à la création de diplômes spécifiques tels que ceux envisagés aujourd’hui. Drôle de stratégie que de chercher à raccrocher les wagons d’une activité institutionnelle bien loin de nos activités sportives plutôt que de tenter la démarche inverse : en l’absence de jurisprudence, il eût été à mon sens bien plus logique et surtout déontologique de chercher à faire la preuve qu’une activité d’entretien et (ou) équipement/ouverture de voies en falaise s’inscrit historiquement et pratiquement sur le champ sportif de prérogatives des actuels diplômés en escalade.

Mais la machine à formations et diplômes est en marche, la fédération est dans les starting blocks… Et le système va se mettre au travail : nouvelles assurances pour une nouvelle activité, développement officiel du « marché de l’équipement » (pour reprendre les termes de la fédération), appels d’offre  et concurrence, et les affres de toute activité marchande organisée par le monde libéral ; quid de l’esprit qui animait jusque là la plupart du temps l’aménagement des falaises ?

Certes, le bénévolat a ses limites et il est bien difficile aujourd’hui de recruter des bénévoles, le nombre de falaises à entretenir est énorme et la tâche ingrate. Mais qui croit à la possibilité de financer complètement cette colossale mission et qui veut des falaises entretenues par des ouvriers du bâtiment ?

 

Les falaises de demain ? © Dauphiné Libéré

 

 

Bienvenue dans un monde de M…

Bon, admettons, les collectivités s’engagent comme l’espère la FFME sur des conventionnements, la fédération, elle, écrit les règles de maintenance à l’image des contraintes sécuritaires et normatives sociétales et de la pratique indoor qu’elle promeut et forme des spécialistes de l’équipement. Les Comités Territoriaux, professionnels, ou les boîtes de travaux accro héritent de la maintenance des sites sur un système d’appels d’offres. Et voilà donc dans les deux cas, des professionnels qui entretiennent nos falaises, diplômés pour certains d’un diplôme officiel d’équipeur ou d’un diplôme de travaux en hauteur, les prix baissent et les assurances professionnelles augmentent.

Où sont passés les grimpeurs ? Et que deviennent alors les falaises sans moyens financiers ou sans conventions des collectivités ? Certes on peut penser que la création d’un diplôme d’équipement  va réduire le coût de l’entretien des falaises : la multiplication des diplômes (ou plutôt à mon sens le démantèlement organisé des filières professionnelles) a pour effet la mise en concurrence, la baisse des salaires et participe d’une forme d’Ubérisation assumée par notre fédération qui s’emploie à développer des diplômes sur des champs de compétence réduits. Phénomène encouragé par l’Etat et le système libéral.

Une escalade à deux vitesses, tel est, en l’absence de nouvelles solutions, ce que l’avenir semble nous réserver : de très probables gros sites « démocratiques » (au sens malheureusement péjoratif, sur-fréquentation et sur-aménagements, deux tendances à venir) gérés par des collectivités et entretenus par des pros du bâtiment et des travaux en hauteur. Et puis tout le reste, entre falaises musées, spots secrets, et sites illégaux, sites négociés à la marge avec la responsabilité assumée des propriétaires sans convention,  le tout classé en « terrain d’aventure » malgré le caractère sportif des voies, et plus ou moins entretenu par les pratiquants les plus motivés et financés par des systèmes de crow-founding, mécénat, sponsoring. Finalement tout cela a une certaine logique… Chacun la sienne… Celle ci est bien sociétale : les falaises du peuple opposées aux falaises des élites… Et l’enjeu est bien là, nul doute que le falaisiste que je suis trouvera toujours un spot isolé comme je les affectionne, mais la masse grimpante cantonnée dans des falaises industrielles, est-ce bien cela que nous souhaitons ?

 

L’équipement de l’avenir ?  © Le Dauphiné Libéré

 

 

Alternatives et perspectives, pour que vive l’escalade « libre »

Tentons d’abord la promotion d’une communication différente sur l’escalade : l’escalade tue ! Asseyons-nous sur les quelques licenciés de plus que représentent les amateurs d’activités sans risque, et expliquons aux pratiquants que les falaises ne seront jamais des gymnases ! N’en déplaise à ceux qui le souhaiteraient. L’acceptation du risque par les pratiquants en passe par là et donc la promotion d’une activité de plein air responsable et pérenne, avec des falaises qui ne seront pas des SAE.

Attardons-nous vraiment sur l’éducation des pratiquants acculturés en matière de bonnes pratiques et de culture des SNE : l’escalade n’est pas un sport comme les autres ! Articles, autocollants, affiches à destination des salles privées insistant sur la nécessaire implication de chacun, le nécessaire risque assumé, la nécessaire expertise, les respects des bonnes pratiques et le développement d’une activité plus participative, valeurs chères à Greenspits ; mais le relais est encore loin, le consumérisme a la dent dure, 300 adhésions à Greenspits contre 10000 téléchargements gratuits sur son site alors même que les topos mis en ligne font la promotion d’une adhésion soutien… Dans ce sillage « L’appel des ouvreurs » ou CADO tente aussi aujourd’hui de communiquer sur la nécessaire implication des pratiquants dans leur escalade, à travers le respect et l’achat des topos légitimes et plus largement dans la compréhension des enjeux liés aux SNE…

Nul doute que l’absence de volontés bénévoles est un problème majeur ; il est facile de se dissimuler derrière un phénomène sociétal observé à travers la désertification du mouvement associatif et le manque d’implication des citoyens dans le collectif. Mobilisons nous pour ne pas succomber aux affres de l’individualisme et aux sirènes de la consommation, engageons nous sur les falaises en participant avec les associations de gestion locales des falaises aux journées de rééquipement comme aux concertations avec les associations environnementalistes, il y a du taf à tous les étages.  Et semons la graine auprès des plus jeunes… Une observation : chez les équipeurs, beaucoup de jeunes de 40 et 50 ans… Qui va équiper les  nouvelles voies de demain et entretenir les falaises d’hier ?

Seule la FFME semble aujourd’hui sous-estimer ces aspects éducatifs alors même que ses clubs drainent la plupart du temps les grimpeurs les moins cultivés en matière de SNE car issus pour une bonne partie du territoire de pratiques en SAE. Il me paraît totalement incroyable que l’éducation des jeunes pratiquants (de 6 à 77 ans car aujourd’hui on vient à l’escalade à tous les âges) à la culture des SNE ne soit pas prioritaire dans le questionnement autour de la gestion des SNE, charge qu’entend pourtant assumer encore la FFME délégataire, rappelons-le. C’est peut-être juste que les SNE ne sont pas la priorité ? « Les falaises constituent le patrimoine de l’activité », faut-il entendre ici que les sites naturels appartiennent au passé et que l’avenir est olympique ? Mauvais esprit direz-vous. Pour mémoire un rassemblement récent en falaise organisé par la FFME à destination des plus jeunes des forts compétiteurs venus de la France entière dans un célèbre spot du sud, où les dégaines sont en place, où l’on choisit avec beaucoup de précision des itinéraires pas trop impressionnants, où l’on prend à peine le temps d’apprendre la manœuvre du maillon rapide, où les voies sont coachées par des experts, et où la performance est le cœur de l’événement.

Enfin militons pour un aménagement/équipement/rééquipement pas trop aseptisé des falaises : l’escalade n’est pas la natation ! La norme est une insulte à l’intelligence des pratiquants. Trop de points, trop d’échelles, trop de câbles, trop de chemins, trop de parkings, trop de panneaux, trop de monde… La nature doit être manifeste, pour que l’idée même du risque assumé soit évident ! Charge à chacun aujourd’hui de penser/repenser les falaises à la lumière des problématiques qui se posent en terme de responsabilité et de fréquentation. Trop de sécurité tue la sécurité. La responsabilité assumée des propriétaires passe par le risque assumé des pratiquants. N’en déplaise aux marchands du temple et autres promoteurs de diplômes d’équipeurs… Pour que l’escalade même officielle reste libre ! Le beurre et l’argent du beurre…

 

« Le Beurre, l’argent du beurre et les fesses de la crémière », grande voie de Presles équipée par V.Meirieu qui semble affectionner le proverbe…

 

À bientôt pour la suite !

La Fête du Spit #3 : vidéo d’un évènement en falaise unique en France

100% escalade en falaise… et au delà ! Ne loupez pas la vidéo de la saison 2018 de La Fête du Spit ! 

Une superbe édition qui tient son succès au cadre exceptionnel des Basses Gorges du Toulourenc, ainsi qu’à une équipe survoltée de bénévoles, invités et participants venus de tout la France !!!

Merci à tous pour votre énergie.

Images : Péma Vives, Etienne Tafary.

Montage : Péma Vives

LIRE LE RÉSUMÉ ET VOIR LES PHOTOS DE LA FÊTE DU SPIT 3

Jamais 2 sans 3 Fêtes du Spit !!!

⇟ La Fête du Spit #3 : même concept, nouvelle falaise ! ⇟

L’escalade est un art de vivre, et ça se fête …

🐝 Pour cette 3e édition nous avons continué à développer une falaise méconnue « Les basses gorges du Toulourenc » sur la commune de Mollans-sur-Ouvèze (26), à quelques kilomètres de Saint-Léger-du-Ventoux.

⇟ Le concept de La Fête du Spit ⇟

🐗 Révéler ou remettre au goût du jour une falaise avec des voies de tous niveaux.

🐞 Vous faire rêver en mêlant les grimpeurs pros aux amateurs, et avec de folles démos de highline.

🦉 Vous informer, vous sensibiliser et vous inspirer avec des ateliers ouverts à tous sur des thèmes variés, des conférences et projections de films.

🦄 Célébrer ensemble le « lifestyle » de la grimpe avec une soirée survoltée en plein air, bar et platines au plus haut point !

L’engagement et le dépassement de soi rejoignent la nature, l’art, la musique, la nourriture et la bonne bière.

#feteduspit #feteduspit2018 #partyclimb

⇟ Résumé et images de La Fête du Spit #3 ⇟

Edition #3 de la fête du spit – Saison 2018

⇟ Vidéo de La Fête du Spit #3 ⇟

🎥 Toutes nos Vidéos SUR le YOUTUBE de Greenspits : https://bit.ly/2ABIjR6 !!!

➲ SITE WEB DE L’EVENT’ : https://www.feteduspit.com
➲ PROGRAMME 2018 : https://www.feteduspit.com/programme/

⇟ Nos partenaires ⇟

Un agenda bien rempli pour la team Greenspits !

Vous le savez déjà, Greenspits est une association créée en 2015 regroupant aujourd’hui 360 grimpeurs qui souhaitent s’investir pour une pratique de l’escalade durable et respectueuse de l’environnement. Nous menons des actions d’entretien des sites naturels d’escalade et sensibilisons leurs usagers sur l’éthique et les bonnes pratiques.

Le chantier est en effet conséquent ! Nous travaillons chaque jour pour mettre en place et financer les différents projets de l’association. Votre soutien via l’adhésion annuelle à 20€ est indispensable.

Rappelons que pour l’instant l’association fonctionne en autofinancement et uniquement grâce au bénévolat. Un grand merci à tous ceux qui s’investissent financièrement ou humainement.

cliquez sur les liens actifs en vert 😉

Une nouvelle équipe élue à l’AG du 3 mars 2018.

C’est avec une jeune équipe que nous travaillerons cette année. Onze membre ont été élus lors de l’assemblée générale annuelle qui s’est déroulée à Lauris (84)  en mars dernier pour former le nouveau conseil d’administration. Cette assemblée a été très riche en terme de débats et de motivation partagée. Merci aux 37 membres qui ont fait le déplacement et aux 16 membres qui ont pensé à nous envoyer leur procuration ! Nous avons clôturé l’assemblée par un repas délicieux tous ensemble sous les arcades du Château de Lauris. Nous en profitons pour remercier la mairie de nous avoir prêté la salle des arcades, et les bénévoles investis pour l’organisation réussie de cette AG. En toute transparence, nous mettons à votre disposition le compte rendu détaillé en ligne, qui comprend aussi notre rapport d’activité 2017 et les comptes de l’année. Lire le compte rendu.

Nous y serons !

L’été est la période des rencontres et des festivals. Les évènements autour de la grimpe et de la montagne ne sont pas en reste ! Nous participerons activement à divers évènements en tant qu’invités, pour représenter l’association et animer des conférences : à vos agendas !

  • Scalatabel du 15 au 17 juin. Notre présidente Carole Palmier sera présente en tant qu’invitée pour les démos nocturnes sur la falaise éphémère, mais aussi pour discuter et partager l’esprit positif de la grimpe cher à Greenspits.

 

  • Ateliers et rencontres Les acteurs du droit au service du sport le 5 juillet, Manifestation organisée par le barreau de Marseille et le Centre de droit du sport d’Aix-Marseille Université. Carole Palmier et Aurélie Deloffre, juriste en droit de l’environnement animeront un atelier intitulé « Changement de la loi sur la responsabilité sans faute des propriétaires : quelles conséquences pour la pratique sportive ? »

 

  • Les Arc’teryx Alpine Academy à Chamonix du 5 au 8 juillet. Romaric Geffroy et Antonin Rhodes animeront un atelier intitulé « Rock-climbing, what every climber should know » (en anglais et français of course 😉 lors du séminaire Arc’terryx du samedi 7 au soir. Infos et inscriptions ici. Un joli film « surprise » y sera également présenté par Carole Palmier et Nina Caprez en avant-première avec une deuxième diffusion pour la Fête du Spit #3.

 

  • Cham’au Sommet à Chamonix également du 9 au 11 août. Nous serons présents sur le village de l’évènement pour échanger avec les participants, et pourquoi pas recruter de nouveaux adhérents. Romaric et Antonin qui seront devenus conférenciers hors-pair feront une présentation le vendredi 10 août entre 18h30 et 19h30 sur le thème« Restons connectés au rocher ». 

 

  • Grimpeuses à La Capelle le 15 septembre. Un évènement dédié aux femmes où Carole Palmier animera un atelier/débat en tant que femme sur « l’autonomie dans la progression ». En savoir plus ici.

 

  • Les 24H du Mur à Oloron Sainte-Marie les 6 et 7 octobre que l’on ne présente plus. Nous tiendrons un stand Greenspits au village de l’évènement, et nous serons représentés par une équipe de « green compétiteurs » guronzés ! Une belle occasion de partager entre falaisistes, compétiteurs, compétiteurs-falaisistes et falaisistes-compétiteurs…

 

 

La Fête du Spit édition 3 arrive très vite !

Une troisième édition dans la Drôme où nous sommes toujours bien accueillis mais sur une toute nouvelle falaise !! SAVE THE DATE : 21-22-23 SEPTEMBRE 2018. De nombreuses infos à vous dévoiler dans les semaines à venir… restez connectés. Revoir les vidéos des précédentes éditions.

Projet rééquipement Greenspits : c’est parti !

Cela fait un moment que l’on souhaite mettre en place des projets de rééquipement de falaise à notre image. Le concept est né, approuvé et ultra-motivant ! En deux mots, nous allons aller plus loin que le simple changement des points sur la falaise : nous rééquipons et transmettons technique et éthique aux futures générations qui souhaitent s’investir dans ce travail afin d’assurer une relève prometteuse pour l’avenir. C’était un peu trop long pour tout vous expliquer donc nous avons fait un article dédié ici.

Démarchage et recherche de financements

Pour financer les projets coûteux, la communication visuelle et l’évènementiel, nous faisons appel à divers partenaires. Obtenir ce soutien passe par une confiance mutuelle dans les actions que nous allons mener, et le retour sur investissement pour les partenaires. Cela nous demande donc un travail colossal pour monter des dossiers et budgets précis, organiser et planifier l’action, et ensuite aller défendre ces dossiers. Nous avons récemment présenté notre dossier sur le rééquipement pour une campagne novatrice de l’association OSV (Outdoor Sports Valley) qui regroupe plus de 400 marques de sport : « ACT For The Outdoor » est le nom de cette campagne de financement participatif avec pour objectif de soutenir 5 projets répondant aux préoccupations environnementales des entreprises de l’outdoor et ainsi récolter plus de 50 000 €. Greenspits a été sélectionné parmi 30 prétendants et fait donc partie des 5 associations en lice. Nous avons participé début juin à l’Assemblée Générale d’OSV et « pitché » notre projet devant les 300 représentants d’entreprises présents ! C’est Romaric Geffroy, administrateur de l’association qui du haut de ses 21 ans s’en est donné à coeur joie, bravo à lui.

 

Merci à toute l’équipe d’OSV pour leur accueil et pour les photos !

L’étape 2 est que les entreprises soutiennent le projet sur la plateforme en ligne dédiée. Bien sûr, vous pouvez aussi nous apporter votre soutien sur cette action précise en faisant un don ici. Nous vous remercions par avance.

Du 17 au 20 juin nous serons au salon international de l’outdoor à Friedrichshafen en Allemagne pour présenter nos projets aux entreprises. Nous solliciterons des partenaires pour des projets précis, et également pour un soutien annuel global pour l’association elle-même.

Articles dans la presse spécialisée

Nous rédigeons actuellement des articles pour notre fameux Grimper Magazine, et qui seront également proposés à la presse internationale. Un article sur la concept de la Fête du Spit et ses deux premières éditions est en cours et paraîtra prochainement. Vous aurez également le plaisir de découvrir à l’automne prochain un tout nouveau spot Drômois né de l’association : « Le Rocher Crespin ».

Topos à venir

Les topos Greenspits en ligne sont issus du travail des bénévoles de l’association, avec le soutien des équipeurs eux-même qui souhaitent partager leurs beaux itinéraires avec vous. Greenspits compte actuellement 3 topos disponibles, mais ça ne va pas s’arrêter là ! Nous sommes fiers d’affirmer le caractère « solidaire » de ces topos. Cela est possible grâce à vos adhésions, car nous avons aujourd’hui les moyens de financer l’achat de matériel pour le rééquipement, et de soutenir ainsi les équipeurs locaux qui agissent sur ces sites. C’est le même principe que quand vous achetez un topo à la différence près que ce n’est pas un faible pourcentage qui revient aux falaises Françaises mais 100% de vos dons et adhésions. Il suffit de comparer le nombre de topos vendus dans une région et le budget correspondant pour rééquiper au nombre de topos Greenspits en libre accès et notre budget pour rééquiper… Le débat est ouvert !

Nous tenons tout de même à affirmer notre attachement aux topos « papier » lorsque c’est un beau live et que les informations sont de qualité. Nous continuerons dans l’avenir à étoffer notre bibliothèque personnelle et vous invitons à faire de même. Mais soyons réalistes… aux vues des applications naissantes et fleurissantes, de Rockfax, de Camp to Camp et j’en passe, les topos papier qui ne finançaient déjà pas suffisamment nos falaises ne risquent pas non plus de le faire dans l’avenir. Nous vous laissons la surprise sur les futures parutions de topos Greenspits. En attendant, nous sommes curieux d’avoir votre vision sur l’avenir du topo : répondez à ces quelques questions ! Et n’oublions pas, l’escalade n’est pas un sport gratuit, nous devons TOUS nous investir pour la pérennité de nos falaises.

Merci de vous tenir informés de nos actualités, nous vous rappelons que nous faisons tout ce travail de manière bénévole, avec nos boulots respectifs à côté et nos vies de grimpeurs. Merci pour vos critiques constructives, mais si elles sont accompagnées d’un coup de main pour l’association c’est encore mieux !

À très bientôt pour la suite !

Projet rééquipement Greenspits

Aujourd’hui le système en place concernant le rééquipement en France est basé sur du volontariat et du bénévolat. De surcroît, nous sommes face à un manque de moyens humains et financiers, mais aussi un manque de compétences et de culture concernant les bonnes pratiques.

De nombreux secteurs d’intérêt sont délaissés par les grimpeurs car ils présentent des dangers potentiels ou sont inconfortables (par exemple: voies sales, non entretenues, jamais grimpées).

Nous sommes dans une période majeure concernant le rééquipement car nous arrivons à la date critique des 20 années d’existence d’une majorité de voies. En effet une grande partie des sites naturels d’escalade Français ont été équipés dans les années 90 lors de l’apparition du perforateur. Certaines voies équipées dans les années 80 ne sont toujours pas rééquipées…

Avant toute chose, Greenspits souhaite se placer comme un soutien aux associations locales, aux bénévoles, aux comités départementaux FFME, au CAF, qui oeuvrent déjà pour entretenir de nombreuses voies et secteurs. Multiplier ces actions et travailler ensemble pour accélérer la vague de rééquipement en France est ce qui nous motive en tant qu’association de grimpeurs et d’équipeurs.

Greenspits est aujourd’hui un nouvel acteur qui a sa place, et qui propose un concept novateur pour répondre aux problématiques définies ci-dessus. Ce projet rééquipement répond parfaitement aux orientations et priorités de l’association.

Pour rappel, le premier axe d’actions de l’association Greenspits est l’entretien des sites naturels d’escalade dans le but de les pérenniser et d’améliorer la sécurité des grimpeurs. Cela concerne le rééquipement et le nettoyage dans le respect de la charte de rééquipement Greenspits (éthique,bonnes pratiques,qualité).

Le deuxième axe est la transmission de culture et compétences aux nouvelles générations qui seront amenées à faire ce travail dans le futur, ainsi que l’éducation et la sensibilisation pour un impact minimal sur notre environnement.

© Jan Novak Photography

Nos objectifs pour le lancement de ce projet :

Optimiser la sécurité et le confort de sites naturels d’escalade anciens, peu ou non entretenus, mais présentant un intérêt pour les grimpeurs. C’est à dire :

  • Rééquiper sur scellements le maximum de voies de tous niveaux.
  • Purger si besoin et nettoyer les voies.
  • Améliorer l’accès et le pied de voie.
  • Garantir un travail de qualité, désintéressé et dans le simple but de pérenniser un secteur d’escalade avec le minimum d’impact sur le milieu naturel.

Nous sensibiliserons aux bonnes pratiques et formerons techniquement 16 jeunes apprentis rééquipeurs. C’est à dire :

  • Faire connaître le travail de rééquipement au sens large, dans ses difficultés et dans la satisfaction qu’il procure.
  • Inspirer les jeunes générations grâce à des équipeurs référents de grande expérience.
  • Rendre autonomes et compétents 16 apprentis rééquipeurs.
  • Créer du lien social entre les générations d’équipeurs et de grimpeurs.
  • Partager différents points de vue et expériences pour favoriser le recul et l’ouverture d’esprit sur notre pratique.
  • Communiquer largement sur les actions de rééquipement au sein de la communauté des grimpeurs pour véhiculer une image jeune et dynamique de notre activité, pour valoriser le travail de rééquipement et pour sensibiliser cette communauté sur la non-gratuité de notre activité.

Sur le principe du partage d’expérience, la campagne de rééquipement sera ouverte à tous les membres Greenspits (dans la limite des places disponibles et sous dossier de motivation). Elle se veut gratuite afin de faciliter l’accès aux jeunes.

© Gaël Bouquet des Chaux

Le déroulement :

Le déroulement se fera sur 2 sessions de 6 jours.

Définition d’une session :

  • 8 participants bénévoles.
  • 3 jours de rééquipement d’un secteur “facile” non déversant.
  • 3 jours de rééquipement d’un secteur déversant avec difficultés techniques.
  • 3 soirées dédiées à un débriefing / conférence avec présentation du matériel, des EPI, retour sur les problématiques techniques et éthiques, retours d’expérience.
  • Entre 3 et 4 voies rééquipées par participant.

Seront mis à disposition des participants :

  • Un professionnel DE pour l’encadrement (sécurité).
  • Un équipeur référent (au minimum) pour la transmission d’expérience et le respect de la charte du rééquipement.
  • Les EPI et le matériel nécessaire au rééquipement.
  • Des intervenants extérieurs naturalistes pour sensibiliser les participants au respect de l’environnement (Parc du Verdon, LPO, …).
  • L’hébergement.

Les frais de nourriture seront à la charge des participants.

rééquipement© Greenspits I Jan Novak

En résumé, à l’issue des deux sessions de rééquipement Greenspits :

  • Entre 75 et 80 voies seront rééquipées et nettoyées sur quatres secteurs différents, eux-mêmes sécurisés et rendus accueillants par des actions complémentaires au rééquipement propre.
  • 16 apprentis rééquipeurs seront sensibilisés aux bonnes pratiques et formés techniquement pour rééquiper de la meilleure manière possible, en respectant l’éthique et l’historique de l’activité mais aussi en minimisant leur impact.
  • Le travail de rééquipement sera valorisé et rendu accessible à la communauté par des actions de communication autour des deux sessions (compte rendu écrit, photos et vidéos, témoignages des participants).

Dates et lieux de réalisation :

  • 1ère session (hiver 2019) : Gorges du Blavet (83).
  • 2ème session (printemps 2019):Gorges du Verdon (04).

Inscriptions :

  • Inscriptions closes pour la 1ère session.
  • Ouverture des inscriptions (via newsletter aux membres) fin mars 2019 pour la 2è session. Selon le nombre de candidatures, nous serons obligés de faire une sélection et de déplacer les participants non retenus sur les sessions suivantes. Toutes les modalités vous seront communiquées lors de l’ouverture des inscriptions.

 

Nous avons la conviction que cet engagement de Greenspits en faveur des sites naturels et de la communauté des grimpeurs sera apprécié, reconnu et soutenu par tous ceux qui oeuvrent dans un but commun, de manière désintéressée, et pour notre passion.

 

Le retour de la saison des amours…

Comme chaque année, avec le beau temps qui revient, c’est le moment où les oiseaux sont le plus sensible au dérangement car en pleine période de reproduction. Nous en avions déjà parlé dans notre article sur la cohabitation entre oiseaux, grimpeurs et équipeurs; des mesures temporaires sont mises en place afin de déterminer les voies d’escalades sensibles et qui devront être « désertées » jusqu’à l’envol des jeunes oiseaux. Lire la suite →

Conférence pour les apprentis DE au CREPS de Vallon-Pont-d’Arc

L’éducation et la sensibilisation des grimpeurs et l’un des deux axes d’action de l’association Greenspits. Quel meilleur levier pourrait-on avoir que de toucher à la source ceux qui sont amenés dans le futur à transmettre la passion de l’escalade ? Cette invitation par le CREPS de Vallon-Pont-d’Arc pour venir aborder avec les futurs DE escalade les aspects déontologiques de notre pratique nous a particulièrement intéressé et motivé. Le compte rendu vient un peu tard mais il nous semblait important de revenir sur cette journée passionnante. Merci à Romaric Geffroy pour ce retour argumenté !

Compte rendu de l’intervention Greenspits pour les futurs DE du CREPS de Vallon Pont-d’Arc.

Objectifs : présentation de Greenspits et discussion autour de la déontologie pour les apprentis DE du CREPS, par Antonin Rhodes et Romaric Geffroy, avec l’aide de Vincent Meirieu. Merci à la présidente pour le powerpoint !

La présentation a duré toute la matinée, ce qui nous a permis de rentrer dans les détails sachant que nous bénéficiions d’un auditoire averti. Dans un premier temps nous avons présenté l’association et partagé notre vision sur l’avenir de l’escalade en falaise, la déontologie et la bonne gestion de notre terrain de jeu ; ensuite la discussion s’est faite plus libre et s’est orientée au fil des questions et des remarques de nos interlocuteurs. Après la présentation, nous avons eu du temps pour échanger individuellement avec les apprentis-DE, certains nous ont dit souhaiter prendre en main des projets de Greenspits qui pourraient s’inscrire sous forme de stage dans leur projet de mémoire. Il serait intéressant de mettre au point une liste de projets, à communiquer à leurs encadrants, qui pourraient leurs être confiés.

L’intervention a été largement appréciée et jugée très enrichissante pour le cursus des apprentis-DE.

Points abordés :

  • Présentation du bureau ainsi que de l’idéal de Greenspits : « Chaque grimpeur peut devenir un grimpeur responsable ».
  • Plan d’action, mettre en relation le grimpeur, la communauté, l’équipeur et le professionnel, on s’adresse ici à de futurs professionnels, acteurs privilégiés pour éduquer à la culture falaisiste les grimpeurs les moins initiés à ce milieu. Nous avons insisté sur ce point pour rappeler aux futurs DE que ce sont souvent eux qui posent les bases des habitudes de pratique des falaisistes en devenir. Ils sont dans l’ensemble conscients de cela, de la forte influence qu’ils ont notamment sur les enfants, nous les invitons à en faire plutôt trop que pas assez, à pointer du doigt le plus tôt possible les pratiques nuisibles pour notre environnement et pour l’image de notre communauté.
  • Focus autour de la relation de la communauté à l’équipeur, sujet d’actualité avec notamment l’appel des ouvreurs, dont on nous a demandé de parler. Nous exprimons le constat que l’équipeur est peu soutenu par la communauté, son travail, pas reconnu à sa juste valeur. La vente de topos peut souvent être la solution, mais sait-on quel topo finance vraiment l’équipement ? Acheter un topo est-ce que ça ne revient pas pour certains à se dédouaner de ses responsabilités vis-à-vis de l’équipement ? Selon nous la solution se trouve dans l’éducation du grimpeur consommateur à sa responsabilité par rapport à l’équipement : il y a un intérêt de la communauté, il faut le stimuler.
  • Déontologie : Equipement, rééquipement, taille, appropriation, histoire.
  • Comment préserver nos sites ? Comment mieux les respecter ? Cultiver une meilleure image de la communauté grimpante, limiter notre impact sur nos lieux de pratique tout en montrant aux acteurs du territoire dont dépendent l’accès aux falaises (élus, autres communautés, associations de protection de la nature, lobbys…) que nous ne sommes pas seulement une nuisance, que notre présence peut présenter des avantages.
  • Le pouvoir de la communication, communiquer plus pour promouvoir les bonnes pratiques.

Face à cet auditoire averti de nombreux points fondamentaux ont été abordés et ont ouvert des débats interessants. Ce type d’intervention dans les CREPS Français fait partie de nos projets pour 2018.

Texte : Romaric Geffroy